Décrivez une tâche précise
Le calcul prend son sens sur une tâche nommée, que l'on peut chronométrer : rédiger un compte rendu, répondre à une demande de premier niveau, préparer un dossier. Traitez-en une, mesurez-la, puis passez à la suivante.
Les valeurs affichées au départ sont des hypothèses de travail, à remplacer par vos relevés ; aucune étude ne les fonde. Le résultat obtenu reste une estimation, et non un gain promis. Base de calcul : 46 semaines travaillées par an, congés et jours fériés déduits.
du gain théorique n'atteint pas le résultat de l'entreprise. Sur 1 963 h espérées si chacun utilisait l'outil sans rien corriger, 259 h trouvent un emploi décidé, selon vos hypothèses.
Comment le calcul est construit
Comment ce calculateur estime-t-il le ROI d'un usage de l'IA ?
Il découpe le calcul en cinq étapes au lieu d'un ratio unique. L'adoption ramène l'effectif concerné au nombre de personnes qui se servent vraiment de l'outil. Le gain net retire du temps gagné la part reperdue à relire et à corriger. Les heures libérées multiplient ce gain net par le nombre d'occurrences de la tâche sur 46 semaines. Les heures réaffectées ne retiennent que celles dont la direction a décidé l'emploi. Le retour net valorise ces heures au coût horaire chargé, puis soustrait le prix des licences.
Pourquoi déduire le temps de vérification ?
Le gain annoncé par l'utilisateur oublie souvent le temps passé à relire et à corriger, et ce temps change parfois de bureau : celui qui produit le document gagne des minutes, celui qui le reçoit en perd. En septembre 2025, la Harvard Business Review a publié une enquête de BetterUp Labs et du Stanford Social Media Lab menée auprès de 1 150 salariés américains : traiter un document produit par l'IA mais vide de fond leur prenait en moyenne 1 h 56. Ce chiffre ne se transpose pas tel quel à votre équipe ; il montre l'ordre de grandeur d'un coût que la plupart des calculs ignorent.
Pourquoi la part réaffectée pèse-t-elle autant sur le résultat ?
C'est à cette étape que le gain disparaît le plus souvent. Dix minutes gagnées ici et quinze là ne libèrent un poste, ni même une demi-journée, que si quelqu'un les regroupe et leur donne un emploi. Sans décision sur l'usage de ces heures, elles se fondent dans la journée de chacun, et le retour financier tombe à zéro, aussi bon que soit l'outil.
Les valeurs par défaut viennent-elles d'études de marché ?
Non. Ce sont des valeurs de départ, choisies pour que l'outil affiche un résultat dès l'ouverture ; aucune enquête ne les fonde. Remplacez-les par les vôtres. Devant une direction financière, seul tient le chiffre que vous avez relevé vous-même, avant et après, sur un groupe de personnes identifié.
Le retour affiché est-il un gain garanti ?
Aucun calculateur ne peut le promettre. Le résultat découle des neuf valeurs saisies : modifiez-en une et il bouge. Servez-vous de l'outil pour repérer l'étape qui coûte le plus, puis vérifiez cette étape par une mesure sur le terrain avant d'engager un budget.
Comment relever les vraies valeurs dans votre équipe ?
Choisissez une tâche et un petit groupe de volontaires. Chronométrez la tâche pendant une à deux semaines sans IA, puis pendant la même durée avec l'outil, en notant à part le temps de relecture et de correction. Au bout d'un mois, comptez qui s'en sert encore, et demandez au manager à quoi ont servi les heures libérées. Ces relevés remplacent les quatre curseurs les plus fragiles : adoption, gain brut, reprise et part réaffectée.
Mathias Nizan, fondateur de Masteria, a conçu ce calculateur à partir de la méthode en cinq étapes exposée sur la page consacrée au ROI de l'IA. Relu le 7 octobre 2026 ; sa biographie figure sur la page Mathias Nizan.

L'étape où le gain fuit compte plus que le montant final
Un retour net positif ne prouve rien à lui seul : il découle des valeurs que vous avez saisies. L'information utile tient dans la répartition des pertes entre les étapes. Déplacez les curseurs un par un et notez celui qui fait le plus bouger le résultat.
Si l'adoption pèse le plus
Le chantier porte sur le déploiement : former les équipes sur leurs tâches, nommer des référents, installer l'habitude. Une licence payée et jamais ouverte ne rapporte rien.
Former toute une entrepriseSi la reprise pèse le plus
Le chantier porte sur la qualité : règles de relecture, sources à citer, ce qui reste à la main d'un humain. Le gain existe, mais le contrôle le reprend, souvent dans un autre service.
Gouvernance et validationSi la conversion pèse le plus
Le chantier porte sur l'organisation du travail. Les heures libérées existent, mais personne n'a décidé de leur emploi, et elles se dispersent dans les journées.
Conseil en stratégie IA