Les essais contrôlés mesurent une tâche, chez des personnes qui utilisent l'outil, pendant qu'elles l'utilisent. Les données de registres, les grands panels d'entreprises et les enquêtes de dirigeants mesurent ce qui reste une fois l'adoption partielle, la part des heures concernées et la conversion prises en compte. Le chiffre perd un ordre de grandeur à chaque changement d'échelle, ce qui est exactement ce que prédit la chaîne à cinq étages.
Danemark, 25 000 travailleurs de 11 métiers exposés
Humlum et Vestergaard · NBER, version de mars 2026
Mesuré sur : Enquêtes de novembre et décembre 2023 et 2024, appariées aux registres administratifs de salaires et d'heures
≈ 3 %
des heures de travail économisées par les utilisateurs d'assistants IA
Effet nul sur les salaires et les heures deux ans après ChatGPT, avec des bornes qui excluent tout effet supérieur à 2 %. L'encouragement de l'employeur fait passer l'adoption de 47 % à 83 %, et à 93 % quand il s'accompagne d'un outil d'entreprise et d'une formation.
États-Unis, 12 900 réponses de 18 à 64 ans
Bick, Blandin et Deming · Fed de Saint-Louis et NBER
Mesuré sur : Trois vagues d'enquête, juin, août et novembre 2024, suivi jusqu'en août 2025
5,4 %
des heures économisées chez les utilisateurs, soit 1,4 % de l'ensemble des heures travaillées
Gain de productivité agrégé estimé à 1,1 %, porté à 1,3 % fin 2025. Les auteurs précisent que ce calcul suppose tout le temps gagné converti en production plutôt qu'en repos.
Union européenne, 12 000 sociétés non financières
Aldasoro et al. · BRI et Banque européenne d'investissement, janvier 2026
Mesuré sur : Enquête EIBIS appariée aux comptes ORBIS, 2019 à 2024, identification par variable instrumentale
+4 %
de niveau de productivité du travail chez les entreprises adoptantes, sans effet négatif sur l'emploi
L'IA y est définie au sens large, analyse de données massives comprise. Le gain vient de l'intensification du capital et se concentre sur les moyennes et grandes entreprises. Les auteurs jugent les effets de long terme incertains.
Zone euro, 6 000 entreprises
Banque centrale européenne · Occasional Paper 395, février 2026
Mesuré sur : Modules IA de l'enquête SAFE, juin et décembre 2025, 12 pays
70 % / 7 %
utilisent l'IA à un degré quelconque, 7 % la qualifient de significative
Aucune différence de productivité statistiquement significative entre utilisateurs et non-utilisateurs, hors secteurs technologiques. Aucun signe de réduction d'effectifs. Résultats descriptifs, non causaux.
États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Australie, 6 000 dirigeants
Bank of England, Stanford et NBER · février 2026
Mesuré sur : Panels de dirigeants, dont le Decision Maker Panel britannique, novembre 2025 à janvier 2026
9 sur 10
ne constatent aucun effet de l'IA sur leur productivité ni sur leurs effectifs depuis trois ans
69 % des entreprises utilisent pourtant l'IA et les dirigeants y passent 1,5 heure par semaine. Pour les trois prochaines années, ils anticipent +1,4 % de productivité et −0,7 % d'effectifs. Déclaratif.
Deux administrations, 20 000 et 5 800 agents
Government Digital Service britannique, juin 2025 · Digital Transformation Agency australienne, octobre 2024
Mesuré sur : Microsoft 365 Copilot, octobre à décembre 2024 au Royaume-Uni, janvier à juin 2024 en Australie
26 min
par jour déclarées économisées au Royaume-Uni, estimées par tranches, sans groupe de contrôle
Les auteurs britanniques écrivent qu'il n'a pas été possible d'identifier à quoi le temps gagné a servi. En Australie, un tiers d'usage quotidien, des gains de qualité plus modestes que les gains de temps, et 61 % des managers incapables de reconnaître une production de l'outil.
Les travaux danois et américains reposent sur des gains de temps déclarés par les travailleurs, les effets sur salaires et heures sur des registres administratifs. L'étude BRI-BEI porte sur l'IA au sens large. Les enquêtes de dirigeants et d'administrations sont déclaratives. Aucune de ces sources ne contredit les essais contrôlés : elles mesurent ce qui en reste après conversion.