Des comptes personnels servaient déjà quand la mission a commencé. Le diagnostic remis en septembre 2026 a situé l'entreprise face aux deux textes européens qui la concernent, et prévoit des comptes collectifs gérés par l'entreprise, dont les échanges ne servent pas à entraîner les modèles, avec une ligne au registre RGPD. Une charte doit être signée avant la formation d'octobre, avec un référent IA et un point mensuel.
Lire cette mission en entierQue vérifie un audit de conformité IA en 2026 ?
Quatre blocs d'obligations, quatre dates. Trois sont déjà opposables : les articles 5 et 4 s'appliquent depuis février 2025, l'article 50 depuis août 2026. Le quatrième, le haut risque, a été reporté par le règlement (UE) 2026/1744 au 2 décembre 2027 (usages de l'annexe III), puis au 2 août 2028 (produits de l'annexe I). L'audit contrôle les trois premiers et prépare le dernier.
Le RGPD vient s'y ajouter, et c'est lui qui déclenche aujourd'hui les contrôles : fichiers clients copiés dans une version gratuite d'assistant, personnes concernées jamais informées, sous-traitant sans contrat. Le cadre complet, normes publiées comprises, est développé dans notre guide de l'audit IA.
Pratiques interdites (article 5)
Applicable au 2 février 2025
Techniques de manipulation, exploitation des vulnérabilités, notation sociale, reconnaissance des émotions au travail ou à l'école, identification biométrique à distance en temps réel hors exceptions. Le 2 décembre 2026, s'y ajouteront les systèmes conçus pour fabriquer des images intimes non consenties ou des contenus pédocriminels. L'audit vérifie qu'aucun usage, même à l'essai, ne tombe sous ce texte.
Article 4 : maîtrise de l'IA
Depuis février 2025 ; texte réécrit par l'Omnibus
Dans sa rédaction issue du règlement (UE) 2026/1744, l'article 4 demande aux fournisseurs et aux utilisateurs professionnels de prendre des mesures qui aident leur personnel à développer sa compréhension et sa pratique de l'IA. Il s'agit d'une obligation de moyens, sans certificat ni niveau individuel à atteindre. L'audit regarde qui se sert de quoi, qui a été formé et quelle trace en reste.
Transparence (article 50)
Applicable au 2 août 2026
Un agent conversationnel indique qu'il est une IA ; un contenu généré ou retouché, diffusé au public, se signale. Pour un système commercialisé avant le 2 août 2026, le marquage lisible par machine doit être en place le 2 décembre 2026, une obligation qui pèse sur le fournisseur. L'audit passe en revue vos chatbots, vos publications et vos circuits de validation éditoriale.
Systèmes à haut risque
Reportés : décembre 2027, puis août 2028
Tri de CV, évaluation du personnel, notation de crédit, accès à des services essentiels : ces usages de l'annexe III restent encadrés, avec un calendrier décalé. L'audit les repère dès maintenant, pour que documentation, contrôle humain et journaux soient prêts le jour venu.
Vous cherchez plutôt les gains possibles de l'IA dans vos processus ? Il vous faut un audit de maturité : notre audit IA d'entreprise couvre ce terrain et traite la conformité en chemin. La mission décrite ici sert quand la conformité est la question centrale.
Que contrôle l'audit, point par point ?
Six contrôles : le recensement des systèmes, le niveau de risque de chacun, les écarts RGPD, la formation et le contrôle humain, la transparence des contenus, la documentation disponible. Chacun ressort avec ses écarts, l'article en cause et un délai de correction.
Recenser les systèmes d'IA
Abonnements souscrits par l'informatique, fonctions d'IA apparues avec une mise à jour de logiciel, comptes gratuits ouverts par les salariés. Sans cette liste, aucun niveau de risque ne peut être attribué, et elle réserve en général des surprises.
Attribuer un niveau de risque
Chaque usage est placé sur l'échelle à quatre niveaux du texte européen : pratique interdite, haut risque, risque limité, risque minimal. Le classement dépend de l'usage : le même assistant relève du risque minimal pour rédiger un courrier, du haut risque pour trier des candidatures.
Relever les écarts RGPD
Base légale, information des personnes, contrats de sous-traitance et transferts hors UE, durées de conservation, décisions automatisées (article 22), analyse d'impact quand elle s'impose. En 2026, c'est sur ces points que la CNIL contrôle.
Formation et contrôle humain
Qui a été formé, à quoi, avec quelle trace. Qui relit les résultats des systèmes et peut les écarter. L'article 4 s'applique déjà ; l'article 14, consacré au contrôle humain, visera les systèmes à haut risque.
Transparence des contenus
Chatbots ouverts au public, visuels et vidéos générés, campagnes marketing, courriers automatisés : ce qui doit être annoncé ou marqué en vertu de l'article 50, et ce que vos circuits de publication font aujourd'hui.
Documentation et traces
Ce que vous pourriez produire si on vous le demandait demain : fiches des systèmes, journaux, contrats fournisseurs, politique d'usage. Ce socle prépare les obligations du haut risque et vous sert dès aujourd'hui si un litige survient.
Trois exigences que la loi ne contient pas
Un système à haut risque n'exige pas, dans la majorité des cas, d'audit externe : l'AI Act se contente d'un contrôle interne documenté par l'entreprise. Aucun registre universel n'est imposé : l'inscription dans la base européenne concerne les fournisseurs de systèmes classés à haut risque et les déployeurs qui sont des autorités publiques. Aucune certification n'est possible à ce jour. Nous auditons pour que vous sachiez où vous en êtes, sans brandir une obligation inexistante.
Six temps, avec le DPO du début à la fin
Cadrage, recensement, qualification, contrôle des obligations en vigueur, revue des fournisseurs, plan et restitution. Le DPO et la DSI suivent chaque temps. Les textes de référence sont nommés dans le devis : AI Act et règlement modificatif de 2026, RGPD, publications de la CNIL, ISO/IEC 42001 si une certification est visée.
Cadrage
Entités, systèmes et traitements concernés, élément déclencheur (contrôle, appel d'offres, incident, échéance), attentes de la direction et du DPO. Le cadrage commence par 30 minutes offertes, qui servent à fixer le devis.
Recensement
Questionnaire adressé aux responsables de service, puis vérification sur les postes, dans les consoles d'administration et dans les contrats. Les fonctions d'IA activées sans décision explicite entrent dans la liste.
Qualification
Pour chaque système : le rôle de votre organisation (fournisseur, déployeur, importateur), le niveau de risque, les données traitées, les décisions produites. Les usages à haut risque ressortent avec leur échéance et leurs obligations à venir.
Contrôle des obligations en vigueur
Article 5, article 4, article 50 et RGPD, point par point : ce qui est fait, ce qui est documenté, ce qui manque. Chaque écart reçoit une gravité et un délai de correction réaliste.
Revue des fournisseurs
Clauses des contrats, lieu d'hébergement, usage de vos données pour l'entraînement des modèles de l'éditeur, journaux accessibles, engagements pris par écrit. Une partie des écarts se règle par un avenant ou un changement d'offre, sans projet interne.
Plan et restitution
Des actions datées, chacune avec son porteur : ce qui se corrige sous trente jours, ce qui se prépare pour 2027 et 2028, ce qui relève de votre avocat. La restitution réunit la direction, le DPO et la DSI.
Les pièces que votre DPO pourra produire demain
Un registre des systèmes, une matrice de risque, des écarts classés avec l'article cité et un délai, un plan daté avec un porteur par action, des trames de documents et une séance d'arbitrage. Votre DPO peut porter ce dossier seul, ou le confier à un autre prestataire.
Un registre de vos systèmes d'IA
Pour chaque système en service : l'usage, les données traitées, le fournisseur, le niveau de risque, votre rôle au regard du texte. Le registre vous appartient et s'enrichit à chaque nouvel usage : toutes les autres pièces en dépendent.
Une matrice de risque
Les usages placés selon leur niveau de risque AI Act et leur exposition RGPD, avec les dates qui s'y rattachent. Une page pour la direction, une annexe argumentée pour le DPO.
Des écarts classés par gravité
Chaque écart avec l'obligation concernée, l'article cité, la preuve attendue et le délai pour corriger. Ce qui est conforme est noté comme conforme : aucun écart n'est grossi pour vendre une suite.
Un plan de correction daté
Chaque action reçoit un porteur, une date et un critère de réussite, sur trois horizons : les corrections immédiates, la préparation de 2027 et 2028, les questions à confier à votre avocat.
Des trames de documents
Mentions de transparence pour vos chatbots et contenus, procédure de validation d'un nouvel usage, fiche de contrôle humain, registre des formations suivies. De quoi fournir une preuve le jour où on vous la demande.
Une séance d'arbitrage
Le rapport est présenté à la direction, au DPO et à la DSI. La séance sert à décider : ce qui se corrige, ce qui s'arrête, ce qui s'assume en connaissance de cause. Son support vous reste.
Un audit qui invente des obligations vous fait payer deux fois
La conformité IA attire les discours alarmistes : certifications qui n'existent pas, calendriers périmés, registres présentés comme obligatoires pour tous. On paie l'audit, puis des corrections inutiles. Nos engagements se contrôlent dans le rapport, ligne par ligne.
- Aucune certification promise, et la raison écrite dans le rapport
- Chaque écart relevé cite son article et sa date d'application
- Aucun avis d'avocat : sur l'interprétation, nous travaillons avec votre conseil
- Le devis couvre l'audit seul ; une suite éventuelle se chiffre après la restitution
Combien coûte un audit de conformité IA, et qui le finance ?
Le montant se décide une fois le cadrage terminé, quand on connaît les entités, le nombre de systèmes et l'ampleur du volet RGPD. Une PME qui utilise des outils du marché paie quelques milliers d'euros ; un groupe, ou une entreprise qui a développé son propre système de notation, monte à plusieurs dizaines de milliers, sans plafond défini d'avance.
Ce qui fait varier le prix
Le nombre de systèmes et de traitements pèse plus que l'effectif. Une PME de quatre-vingts personnes équipée d'un assistant bureautique et d'un chatbot public se traite vite ; une ETI qui a construit un outil de scoring interne demande davantage, et le devis le montre. Seul l'audit est chiffré : une mise en conformité accompagnée, si vous la souhaitez, fait l'objet d'un devis séparé après la restitution.
Les financements possibles
La mission relève du conseil ; elle n'est donc pas finançable par votre OPCO, lequel couvre la formation. Côté aides, certaines subventions publiques au conseil existent selon l'effectif, le secteur et la région ; le cadrage fait le tri. La formation souvent décidée après l'audit ouvre droit, elle, à un financement de l'OPCO compétent, dans les limites qu'il fixe.
Deux missions où le cadre réglementaire a précédé l'outil
Une PME qui sortait des comptes personnels, un comité de direction qui préparait un déploiement à l'international : dans les deux cas, la question réglementaire a été tranchée avant le choix de l'outil. Les clients restent anonymes ; ce qui reste à venir est écrit au futur.
Lors d'une matinée en anglais, le comité de direction de ce groupe international du packaging a travaillé le cadre réglementaire européen avant de généraliser Microsoft Copilot. Il est reparti avec quatre arbitrages à rendre : quelles données tenir à l'écart, comment auditer les accès, quel premier agent tester, comment financer l'adoption. Le dispositif part aux États-Unis et au Mexique en octobre 2026, puis en Inde en décembre.
Lire cette mission en entierConformité de l'IA : les questions des DPO et des directions
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Envoyer votre questionAutres pages sur la conformité de l'IA
L'audit de conformité fait partie des missions de notre cabinet de conseil en intelligence artificielle. Il se prolonge souvent par la gouvernance, une charte d'usage et la formation AI Act des équipes.
Audit IA d'entreprise
Maturité, processus, données, outils et organisation, avec un volet réglementaire intégré à l'examen.
ConsulterGouvernance de l'IA
Comité, registre tenu à jour, validation des nouveaux usages : rester en règle une fois l'audit rendu.
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Le texte qui dit aux équipes quels outils et quelles données utiliser, souvent rédigé juste après l'audit.
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Les questions de données personnelles soulevées par l'IA générative, usage par usage.
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Former vos équipes pour répondre à l'article 4, avec un financement possible par l'OPCO de votre branche.
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Familles d'audit, obligations légales, normes publiées, repères de prix.
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Données de santé, secret professionnel, hébergement HDS : la conformité vue depuis un établissement.
ConsulterDes auditeurs qui déploient ces outils toute l'année
Mathias Nizan pilote chaque audit de conformité. Selon les systèmes à examiner, il fait intervenir des consultants IA (une dizaine dans le réseau), des développeurs (cinq environ) pour lire un système construit en interne, et des formateurs (une vingtaine) quand il faut évaluer la formation des équipes ; tous sont indépendants. Ces intervenants installent et enseignent ces outils au quotidien et savent où se logent les écarts. Pour l'interprétation juridique, nous travaillons avec votre avocat ou votre juriste. Nos études de cas et notre revue de presse donnent des exemples datés.
Mathias Nizan, fondateur de Masteria, signe cette page ; il en a contrôlé chaque date le 7 octobre 2026, à la lumière du règlement (UE) 2026/1744. Son parcours est présenté sur sa page personnelle.
Cité dansLes ÉchosLire l'articleSources et références officielles
- Qualiopi, Ministère du Travail
- Les OPCO, Ministère du Travail
- Règlement (UE) 2024/1689, version publiée au Journal officiel (EUR-Lex)
- Règlement (UE) 2026/1744, dit Omnibus sur l'IA, publié sur EUR-Lex
- RGPD : règlement (UE) 2016/679 sur EUR-Lex
- CNIL, dossier consacré à l'intelligence artificielle
- ISO, fiche de la norme 42001:2023
