L'accusation américaine contre Kimi K3 se retourne : l'étude officielle place le modèle « significativement en dessous » des systèmes de pointe
L'administration Trump avait nommé sa cible mercredi 22 juillet, en reprochant au laboratoire chinois Moonshot AI d'avoir bâti Kimi K3 par distillation du modèle Fable d'Anthropic. Deux faits publiés jeudi 23 juillet fragilisent le dossier. D'abord une étude conjointe des gouvernements britannique et américain, portée par l'AI Safety Institute britannique, conclut que Kimi K3, considéré comme le modèle le plus puissant de Chine, se situe « significativement en dessous des modèles récents capables de cyberattaque », ce qui désamorce l'inquiétude sécuritaire brandie pour justifier des sanctions. Ensuite, plusieurs chercheurs de premier plan ont réfuté publiquement l'accusation de distillation, la jugeant « politique » et « imprudente » et rappelant qu'une sortie de modèle n'est pas couverte par le droit d'auteur, un employé de Moonshot répondant directement aux responsables américains sur X. Un expert résume auprès de TechCrunch : « Je ne crois pas qu'on obtienne un modèle aussi fort, aussi vite après Fable, par simple distillation. » Le motif d'hier, un vol de propriété intellectuelle doublé d'une menace cyber, tient donc à deux affirmations que l'appareil scientifique et réglementaire occidental affaiblit lui-même en moins d'une journée.

