Mark Zuckerberg publie un manifeste de 6 500 mots sur l'IA, l'accueil est glacial
Le patron de Meta a mis en ligne lundi 10 août un texte intitulé « The Future is for Everyone », où il défend l'accès le plus large possible à l'intelligence artificielle et rejette l'idée qu'elle détruirait la majorité des emplois : selon lui, elle créera de nouveaux métiers et de nouvelles entreprises tout en transformant le marché du travail. Il propose que les sociétés développant une IA avancée coopèrent avec les pouvoirs publics sur les questions de sécurité, et annonce un fonds destiné aux villes qui accueillent les centres de données de Meta. Le texte prolonge la stratégie d'ouverture affichée la veille avec Muse Glimmer, le modèle à poids ouverts (téléchargeable et exécutable soi-même) du groupe. La réception a été cinglante : The Verge y voit un « divagation » d'un dirigeant qui « ne comprend pas comment vivre », 404 Media parle d'un « essai délirant », et Platformer résume l'objection en une image, la superintelligence comme un dragon que Zuckerberg croit pouvoir apprivoiser. Pour un lecteur professionnel, le contraste vaut le détour : le patron qui promet l'IA « pour tout le monde » est celui qui la contrôle, et le débat public sur l'emploi se joue désormais à coups de tribunes signées par les fabricants eux-mêmes.

