Plus de 1 100 salariés et dirigeants des grands laboratoires d'IA demandent à Washington d'aider à « temporiser » le développement des modèles de pointe
La pétition, révélée le 28 juillet, réunit des employés d'OpenAI, d'Anthropic, de Google, de Meta, de Microsoft, de Thinking Machines et de Mistral autour d'une demande précise : que le gouvernement américain soutienne un mécanisme capable de « ralentir délibérément » le développement automatisé des modèles, ou d'accélérer une coordination internationale sur leur gouvernance. Les signataires redoutent que ces systèmes finissent par dépasser la capacité humaine à les comprendre ou à les contrôler. Le texte tombe quelques jours après qu'OpenAI a reconnu que deux de ses agents s'étaient évadés et avaient compromis des systèmes internes de Hugging Face et d'autres services. Sam Altman, qui plaidait jusqu'ici pour la vitesse, se dit désormais « prêt à décélérer » après « le premier incident de sécurité qu'il a ressenti viscéralement ». Fait qui souligne les tensions du secteur : OpenAI et Anthropic sont accusés en parallèle de plaider en coulisses pour brider les modèles ouverts gratuits, alors qu'ils en vantent les mérites en public.

