Les patrons de l'IA appellent à ralentir la course, la Maison-Blanche refuse
Dario Amodei, directeur général d'Anthropic, a publié ce week-end une longue lettre ouverte plaidant pour « caler l'allure de la frontière » (pace the frontier), c'est-à-dire freiner le développement des modèles les plus puissants pour que leurs capacités ne dépassent pas celle des humains à en garder le contrôle.
Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) l'ont soutenu publiquement sur X, et Demis Hassabis (Google DeepMind) a apporté un appui prudent.
Donald Trump et le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, ont répondu que le secteur surréagit : le président américain a redit samedi qu'il refusait toute pause cédant l'avance des États-Unis à la Chine, tout en concédant du bout des lèvres le besoin d'« une certaine régulation », sans en préciser aucune.
Aucun des signataires n'a expliqué comment un ralentissement s'appliquerait dans les faits, relève Clubic : un laboratoire qui freine seul perd du terrain. En arrière-plan, les Bourses asiatiques ont reculé lundi, les investisseurs redoutant qu'un coup de frein n'entame les valorisations du secteur.

