L'appel à ralentir l'IA divise la planète, de la Maison-Blanche à Pékin
Trois jours après la lettre ouverte de Dario Amodei (Anthropic) plaidant pour « caler l'allure de la frontière », c'est-à-dire freiner les modèles les plus puissants au nom de la sécurité, le débat a gagné toutes les capitales.
Sam Altman (OpenAI) et Elon Musk (xAI) maintiennent leur soutien, mais Donald Trump a balayé les craintes en les qualifiant de « conspiration malsaine », et le patron de Nvidia, Jensen Huang, a lancé au président, en pleine conférence : « nous ne laisserons pas [un ralentissement de l'IA] arriver ».
La Chine a rejeté l'appel, ses médias d'État y voyant une manœuvre « intéressée » pour verrouiller l'avance américaine, tandis que l'ONU pressait les États d'encadrer l'IA face à des « risques sans précédent ».
Signe que les acteurs cherchent une issue hors des gouvernements, OpenAI, Google et Anthropic travailleraient à créer leur propre organisme de contrôle, indépendant de Washington. Sur les marchés, les valeurs de semi-conducteurs ont reculé, les investisseurs redoutant qu'un coup de frein n'entame les valorisations.

