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Guide Claude Enterprise · 2026

Les artefacts Claude
pour entreprise

Transformer des idées en applications, outils et contenus partageables dans Claude. Du document Markdown à l'app React avec stockage persistant et intégrations MCP.

9 parties · Lecture ~22 min Plans Free, Pro, Max, Team & Enterprise Documentation officielle Anthropic
1Comprendre2Activer3Travailler4Artefacts IA5Stockage6MCP7Partage8DécouvrirCas pratique
Partie 1

Comprendre les artefacts

Ce qu'est un artefact, quand Claude en crée un, et ce qu'on peut y mettre.

Ce que fait un artefact

Un artefact est un contenu autonome que Claude affiche dans une fenêtre dédiée, à droite du chat. C'est un espace de travail séparé : le texte de la conversation reste léger, et le livrable (document, code, app, visuel) vit dans sa propre fenêtre, prêt à être modifié, exporté ou partagé.

Concrètement, dès que Claude produit quelque chose de plus long que 15 lignes, de complexe ou de réutilisable, il bascule en artefact. Vous pouvez itérer dessus sans encombrer la conversation, naviguer entre les versions et le partager d'un clic.

Exemple concret : vous demandez à Claude un tableau de suivi en HTML. Il génère le code dans un artefact, vous le voyez s'afficher en direct dans une fenêtre, vous demandez d'ajouter une colonne, la nouvelle version remplace l'ancienne. Vous récupérez le HTML final en un clic.

Quand Claude crée un artefact

Claude bascule en artefact quand le contenu coche au moins un de ces critères :

  1. 1
    Contenu significatif et autonomeGénéralement plus de 15 lignes. Trop long pour rester confortablement dans le fil de discussion.
  2. 2
    À itérer ou à réutiliser hors du chatDocument que vous allez réviser, code que vous allez intégrer ailleurs, gabarit que vous allez recopier.
  3. 3
    Complexe et indépendant du contexteLe livrable se suffit à lui-même : pas besoin de la conversation pour le comprendre.
  4. 4
    À conserver pour plus tardQuelque chose que vous voudrez retrouver, ré-ouvrir, dériver.

Ce qu'un artefact peut contenir

DocumentsMarkdown ou texte brut. Notes, comptes-rendus, articles, mémos.
Extraits de codeTout langage. Du script Python au composant React.
Sites HTML mono-pageUne page complète, prête à intégrer sur un site existant.
Images SVGLogos, icônes, illustrations vectorielles éditables.
Diagrammes & flowchartsSchémas Mermaid, arbres de décision, organigrammes.
Composants React interactifsApps avec état, formulaires, calculateurs, mini-outils métier.
Disponibilité : les artefacts sont actifs sur tous les plans Claude (gratuit, Pro, Max, Team, Enterprise). Les fonctionnalités avancées (stockage persistant, MCP, partage org) sont réservées aux plans payants.
Partie 2

Activer & paramétrer

Comment activer les artefacts côté utilisateur, et ce que l'admin Team ou Enterprise peut piloter au niveau de l'organisation.

Côté utilisateur (chaque membre)

  1. 1
    Ouvrir les paramètresCliquer sur vos initiales ou votre nom dans le coin inférieur gauche.
  2. 2
    Aller dans CapacitésParamètres › Capacités. La capacité Artefacts y est listée avec les autres (compétences, exécution de code, etc.).
  3. 3
    Activer la bascule ArtefactsUne fois activée, l'espace artefacts apparaît dans la barre latérale gauche. C'est le hub central de tous vos artefacts.

Accès à vos artefacts via la barre latérale

Depuis l'espace dédié, vous pouvez voir toutes vos créations au même endroit, parcourir les artefacts d'inspiration créés par Anthropic, en créer de nouveaux à partir de zéro, et organiser votre collection.

Sur les plans Team et Enterprise, l'espace inclut aussi les artefacts orientés métier partagés au sein de l'organisation.

Côté admin organisation (Team / Enterprise)

Pour les admins : certains paramètres d'artefacts se pilotent au niveau de l'organisation. C'est notamment le cas de l'accès MCP (activer ou désactiver la possibilité pour les artefacts d'appeler des serveurs MCP) et des règles autour des artefacts alimentés par l'IA et du stockage. Ces réglages se trouvent dans la console d'administration Claude, à côté des autres capacités org.
Limite admin : l'admin peut activer ou désactiver l'accès MCP global, mais ne peut pas filtrer serveur par serveur. Si MCP est ouvert au niveau org, chaque utilisateur reste libre de connecter les serveurs MCP de son choix sur ses propres artefacts.
Partie 3

Travailler avec un artefact

Vue d'ensemble de l'interface, méthode pour modifier, naviguer entre versions, ouvrir plusieurs artefacts et corriger une erreur.

L'interface en un coup d'œil

Quand Claude crée un artefact, il s'affiche dans une fenêtre à droite du chat principal. Vous voyez en direct ce qu'il produit, sans avoir à scroller dans la conversation.

Modifier & itérer

Demander une mise à jourVous décrivez le changement à Claude (en chat), la mise à jour s'applique directement dans l'artefact.
Versions multiplesChaque mise à jour crée une nouvelle version. Vous pouvez basculer entre les versions via le sélecteur en haut de l'artefact.
Bifurquer la conversationModifier un message précédent crée une nouvelle branche de chat avec son propre jeu d'artefacts. Pratique pour explorer une autre direction sans perdre le travail en cours.
Bon à savoir : vos modifications dans la fenêtre artefact ne modifient pas la mémoire de Claude du contenu original. Si vous tapez directement dans l'artefact pour ajuster un détail, Claude continuera à raisonner sur la dernière version qu'il a générée.

Plusieurs artefacts dans une même conversation

Une conversation peut contenir plusieurs artefacts en parallèle. Pour basculer entre eux, utilisez les contrôles de chat (icône curseur en haut à droite). Vous pouvez aussi sélectionner explicitement l'artefact que vous voulez que Claude modifie au prochain message, ce qui évite les confusions quand plusieurs livrables coexistent.

Afficher, copier, exporter

Dans le coin inférieur droit de la fenêtre artefact :

Voir le codeBascule entre l'aperçu rendu et le code source. Utile pour vérifier ce que Claude a réellement écrit.
CopierCopie le contenu (texte, code, Markdown) dans le presse-papiers en un clic.
TéléchargerRécupère un fichier (HTML, MD, SVG, PNG selon le type d'artefact) pour l'utiliser hors de Claude.

Corriger une erreur

Si un artefact (typiquement un composant React ou un code interactif) renvoie une erreur d'exécution, un bouton « Essayer de corriger avec Claude » apparaît près du message d'erreur. Cliquer dessus copie automatiquement le détail de l'erreur dans un nouveau message à Claude, qui diagnostique et propose un correctif. Pratique sans être magique : certaines erreurs demandent quand même une intervention humaine.
Partie 4

Artefacts alimentés par l’IA

Embarquer Claude dans un artefact pour le transformer en mini-application interactive accessible à toute votre équipe.

Le concept

Un artefact alimenté par l'IA est une application qui appelle Claude en interne. Vous décrivez ce que vous voulez (un quiz adaptatif, un coach de pitch, un générateur de fiches client, un jeu de rôle), Claude écrit le code et déploie l'application sur l'infrastructure d'Anthropic. Vos collègues l'utilisent comme un outil web classique.

Comment ça marche

  1. 1
    Vous décrivez l'application à Claude« Construis un outil qui prend une description de poste et génère 5 questions d'entretien adaptées au niveau senior. »
  2. 2
    Claude écrit le codeUn artefact React (ou autre) qui inclut les appels à l'API Claude pour les parties intelligentes.
  3. 3
    L'application tourne sur l'infrastructure AnthropicPas de serveur à provisionner, pas d'hébergement à gérer. Anthropic exécute l'artefact.
  4. 4
    Vos utilisateurs s'authentifient avec leur compte ClaudeChacun interagit avec sa propre instance. Ses données et son contexte restent à lui.
Modèle de coût (très favorable au créateur) : pas de clé API à gérer, pas de coût pour vous quand quelqu'un utilise votre artefact. L'utilisation compte sur les limites d'abonnement Claude de l'utilisateur final, pas du créateur. Que 10 ou 10 000 personnes utilisent votre app, c'est gratuit pour vous.
Spécifique Team / Enterprise : quand vous partagez un artefact alimenté par l'IA au sein de votre organisation, les membres l'utilisent sans coût supplémentaire pour le créateur ni pour l'org (au-delà du forfait Team / Enterprise lui-même).

Exemples d'usages

Coach interneCoaching de pitch, simulation d'entretien client, formation aux objections. Chacun s'entraîne à son rythme.
Générateur métierFiches produit, descriptifs SEO, comptes-rendus à partir de notes brutes : un même gabarit, mille variantes.
Apprentissage adaptatifQuiz qui ajustent leur difficulté, fiches de révision personnalisées, parcours métier interactifs.
Mini-outils décisionnelsCalculateurs avec recommandation IA, aides au choix, simulateurs avec interprétation des résultats.
Partie 5

Stockage persistant

Conserver les données entre les sessions pour bâtir des journaux, des suivis, des classements ou des outils collaboratifs.

Disponibilité

Le stockage persistant est réservé aux plans Pro, Max, Team et Enterprise, sur Claude web et Claude desktop. Il permet à un artefact de mémoriser des données d'une utilisation à l'autre, ce que ne fait pas un artefact classique.

Deux modes de stockage

ModeComportementCas d'usage
PersonnelChaque utilisateur a ses propres données, isolées des autres.Journal de bord, suivi de progression, notes privées, préférences personnelles.
PartagéTous les utilisateurs voient et écrivent dans les mêmes données.Classement de jeu, base d'idées collective, tracker d'équipe, ressources mutualisées.
Confidentialité, point d'attention : avant d'entrer des informations sensibles dans un artefact, vérifiez s'il utilise du stockage partagé. Une boîte de dialogue de confirmation s'affiche la première fois que vous interagissez avec un artefact à stockage partagé, mais c'est facile à valider sans réfléchir.

Spécifications techniques

20 Mo par artefactLargement suffisant pour des journaux, listes, classements. Pas pour de la donnée massive.
Texte uniquementPas d'images, pas de fichiers, pas de binaires. JSON, chaînes, nombres.
Personnel et partagé isolésLes deux espaces ne communiquent pas. Pas de fuite accidentelle d'un mode à l'autre.
Disponible uniquement quand publiéPendant le développement, les opérations de stockage échouent. Il faut publier l'artefact pour activer le stockage.
Important : dépublier un artefact supprime définitivement et irrévocablement toutes les données de stockage associées (personnelles et partagées). Pas de bouton retour. Si vous tenez à ces données, exportez-les avant de dépublier.
Partie 6

Intégration MCP

Connecter un artefact à des services externes (Asana, Calendar, Slack, MCP custom) pour bâtir des applications qui lisent et écrivent dans vos outils métier.

Disponibilité

L'intégration MCP pour les artefacts est disponible sur les plans Pro, Max, Team et Enterprise, sur Claude web et Claude desktop. MCP (Model Context Protocol) est le standard ouvert qui permet à Claude de discuter avec des outils externes.

Ce qu'un artefact peut faire via MCP

Google CalendarCréer un événement, lire l'agenda du jour, proposer un créneau libre.
SlackPublier un message dans un canal, résumer un thread, transférer un livrable à une équipe.
Asana, Linear, JiraCréer une tâche, mettre à jour un statut, lier un livrable à un ticket existant.
Serveurs MCP customTout ce que vous avez en interne : base produit, ERP, CRM, intranet, dès qu'un serveur MCP existe pour cet outil.

Le workflow d'authentification

  1. 1
    Première utilisationQuand un artefact a besoin d'appeler un outil MCP, une fenêtre de demande d'autorisation s'affiche. Vous validez, l'accès est ouvert.
  2. 2
    Utilisations suivantesVos préférences persistent. Pas besoin de re-autoriser à chaque fois sur le même artefact.
  3. 3
    Authentification par utilisateurChaque utilisateur authentifie les serveurs MCP indépendamment, même sur un artefact partagé ou publié. Vos credentials ne se partagent jamais avec ceux d'un collègue.
Bonne nouvelle gouvernance : aucune fuite de droits possible. Si un artefact partagé en interne lit votre calendrier, c'est votre calendrier, pas celui du créateur. Personne n'utilise les credentials d'un autre par accident.
Contrôle admin Enterprise : les admins peuvent activer ou désactiver l'accès MCP des artefacts au niveau de l'organisation. En revanche, ils ne peuvent pas restreindre à une liste de serveurs MCP autorisés. Si MCP est ouvert, chaque utilisateur connecte ce qu'il veut sur ses propres artefacts.
Partie 7

Partage & publication

Deux régimes selon votre plan : publication publique (gratuit, Pro, Max) ou partage interne à l'organisation (Team, Enterprise).

Publication vs partage

RégimePlans concernésQui peut accéder
Publication publiqueGratuit, Pro, MaxToute personne avec le lien. Pas d'inscription requise pour consulter ni interagir.
Partage interneTeam, EnterpriseUniquement les membres connectés à votre organisation. Pas de publication publique possible depuis un compte Team / Enterprise.

Publier un artefact (Free, Pro, Max)

  1. 1
    Ouvrir l'artefact concernéVérifier que vous êtes sur la bonne version de l'artefact (le sélecteur de version est en haut à droite).
  2. 2
    Cliquer sur PublierUn lien public est généré. Vous le copiez, vous le partagez : tout le monde peut voir et interagir avec l'artefact.
  3. 3
    Récupérer le code d'intégration (optionnel)Bouton Obtenir le code d'intégration : un snippet HTML à coller sur un site web. Vous devez préciser les domaines autorisés (URL séparées par des virgules) pour qu'il s'affiche uniquement sur les sites que vous contrôlez.
Dépublication, point critique : une fois dépublié, vous ne pouvez pas republier ce même artefact. Si vous voulez à nouveau le rendre public, il faudra le recréer. Et toutes les données de stockage associées (personnelles + partagées) sont supprimées définitivement à la dépublication.

Partager un artefact dans votre organisation (Team, Enterprise)

  1. 1
    Ouvrir l'artefact concernéVérifier la bonne version.
  2. 2
    Cliquer sur PartagerPuis Partager et copier le lien dans la fenêtre modale. Le lien fonctionne uniquement pour les utilisateurs authentifiés sur votre compte Team ou Enterprise.
  3. 3
    Cas particulier des artefacts issus d'un projetSi l'artefact a été créé à partir d'un projet, les destinataires doivent aussi avoir accès au projet pour ouvrir l'artefact. Sinon, accès refusé.
Pièces jointes incluses, attention : partager un artefact donne aussi accès à toutes les pièces jointes et fichiers de la conversation d'origine. Si la conversation contient un document confidentiel (devis, CV, brief client), réfléchissez avant de partager. La règle simple : créer l'artefact dans une conversation propre, sans pièce jointe sensible.

Arrêter le partage

Cliquer sur Partager en haut à droite de l'artefact, puis sur Arrêter le partage dans la fenêtre modale. L'artefact redevient privé. Contrairement à la dépublication publique, vous pourrez le re-partager plus tard.

Partie 8

Découvrir & personnaliser

L'onglet Inspiration pour s'inspirer et personnaliser, et le réflexe Team / Enterprise de parcourir les artefacts de l'organisation.

L'onglet Inspiration

Depuis l'espace artefacts dans la barre latérale, l'onglet Inspiration (ou la bannière « Inspirez-vous » sur mobile) ouvre une collection d'artefacts curatée par Anthropic. C'est utile pour deux raisons : apprendre par l'exemple ce qu'un artefact peut faire, et partir d'une base existante au lieu de tout coder.

Catégories

Apprendre quelque choseQuiz, fiches mémo, simulations pédagogiques, parcours d'apprentissage interactifs.
Astuces de vieTrackers de routine, mini-outils du quotidien, calculateurs, listes intelligentes.
Soyez créatifGénérateurs visuels, mini-jeux, expériences narratives, outils de création.
Spécifique Team / Enterprise : en plus des artefacts d'inspiration publics, vous voyez aussi les artefacts orientés métier partagés au sein de votre organisation. C'est là que se construit une bibliothèque interne d'outils internes Claude.

Personnaliser un artefact existant

  1. 1
    Ouvrir l'artefact qui vous intéresseQue ce soit un artefact d'inspiration Anthropic ou un artefact partagé par un collègue.
  2. 2
    Cliquer sur PersonnaliserUne nouvelle conversation Claude s'ouvre, avec le contenu de l'artefact déjà chargé comme point de départ.
  3. 3
    Modifier, étendre, adapterVous travaillez sur votre propre copie. L'original n'est pas affecté, le créateur ne voit pas vos changements.
Cas de figure : si vous n'aviez jamais utilisé d'artefacts auparavant, cliquer sur Personnaliser active automatiquement la capacité sur votre compte. Sans compte Claude, vous êtes invité à vous inscrire avant de personnaliser.
Bonus

Cas pratique : base produits

Question récurrente : « peut-on donner à Claude un catalogue produits et créer un artefact qui interroge cette base ? » Oui, selon 4 approches. Détail pas à pas de la plus pragmatique pour démarrer.

Les 4 approches possibles

1. BDD embarquée dans le codeLe catalogue est inséré directement dans le code de l'artefact (JSON littéral). Claude lit, filtre, affiche. Pas de stockage externe. Mise à jour = recréer l'artefact.
Catalogue statique< 1 000 produits
2. Stockage persistant artefactLe catalogue est importé une fois dans le storage de l'artefact (personnel ou partagé org). L'artefact est publié, l'équipe l'utilise. Mise à jour mensuelle par le propriétaire.
Recommandé pour démarrer< 20 Mo
3. Intégration MCPL'artefact appelle un serveur MCP qui parle à votre vraie base (Navision, ERP, PIM). Données toujours fraîches, droits gérés côté outil source. Requiert un serveur MCP existant ou à développer.
BDD livePro / Max / Team / Ent.
4. Compétence Claude avec fichier jointLe catalogue est attaché au ZIP d'une compétence. Claude charge le fichier à chaque activation. L'artefact généré dans la conversation s'en sert. Le catalogue suit la compétence.
Voie pragmatiqueTous plans
Comment choisir ? Si la base change quotidiennement et que les droits dépendent du client, partez sur la 3 (MCP). Sinon, la 2 est la voie pragmatique pour servir 10 à 100 utilisateurs avec un catalogue stable et une mise à jour mensuelle. La 4 reste utile pour les usages individuels en conversation. La 1 ne sert que pour des très petits catalogues figés.

Détail de l'option 2 — stockage persistant, étape par étape

Scénario type : vous avez un catalogue produits de quelques milliers de lignes (références, désignations, marques, prix, marges, catégories) que vous voulez rendre interrogeable par toute l'équipe via un artefact partagé dans l'organisation.

  1. 1
    Préparer les données en JSON ou CSV simpleUne ligne par produit. Colonnes utiles seulement : référence, désignation, marque, prix, marge, catégorie, stock indicatif. Retirez les colonnes lourdes (descriptions longues, URL d'images). Format JSON tableau d'objets recommandé : plus facile à manipuler dans l'artefact. Cible : moins de 18 Mo pour garder une marge sous la limite 20 Mo.
  2. 2
    Décrire l'artefact à Claude (brief unifié, voir ci-dessous)Le brief précise : import du catalogue via bouton, stockage en mode partagé pour que l'org voit le même catalogue, recherche multi-critères, filtres, fiche produit, export des résultats. Claude écrit le code React.
  3. 3
    Tester en mode brouillonAvant publication, le stockage persistant n'est pas actif (les opérations échouent silencieusement ou lèvent une erreur). Pendant le développement, on simule avec localStorage pour valider la logique. Demander explicitement à Claude un mode dev qui bascule sur localStorage.
  4. 4
    Publier l'artefact dans l'organisationBouton Partager (Team / Enterprise) ou Publier (Free / Pro / Max). Sans publication, pas de stockage persistant. Une fois publié, le stockage partagé devient disponible.
  5. 5
    Importer le catalogue la première foisOuvrez l'artefact publié, cliquez sur Importer le catalogue, sélectionnez votre fichier JSON. Le parsing se fait dans le navigateur, l'écriture dans le stockage prend quelques secondes. Confirmation visible : nombre de produits chargés. Toute l'org y a maintenant accès.
  6. 6
    Maintenir le catalogue dans le tempsStratégie simple : un bouton Remplacer le catalogue qui efface le storage et réimporte le nouveau fichier. À faire une fois par mois (ou à chaque mise à jour majeure du PIM). Stratégie avancée : delta updates (le bouton accepte un fichier de modifications, ajoute / met à jour / supprime). Demander à Claude la version delta si besoin.
Brief à coller dans ClaudeArtefact recherche catalogue avec stockage persistant

Template à adapter à votre catalogue

« Crée un artefact React nommé Recherche catalogue produits.

Données d'entrée : JSON tableau d'objets, format [{ "ref", "designation", "marque", "prix", "marge", "categorie", "stock" }]. Volume cible : 5 000 à 20 000 produits, moins de 18 Mo.

Fonctionnalités requises :
1. Bouton Importer le catalogue qui accepte un fichier JSON (validation du schéma, message d'erreur clair si mauvais format).
2. Stockage des produits en mode partagé (toute l'org accède au même catalogue).
3. Vérification automatique de la taille avant écriture (refus si > 18 Mo, avec message explicite).
4. Liste paginée (50 produits par page), tri sur chaque colonne.
5. Barre de recherche multi-critères : référence, désignation, marque (recherche partielle, insensible à la casse).
6. Filtres latéraux : catégorie (multi-select), marque (multi-select), plage de prix (slider), marge minimum (input).
7. Clic sur un produit : ouverture d'une fiche détaillée avec toutes les colonnes.
8. Bouton Exporter la sélection : télécharge un CSV des résultats filtrés.
9. Bouton Remplacer le catalogue : confirmation obligatoire, vide le storage et réimporte.
10. Affichage en haut : nombre total de produits chargés, date du dernier import.

Règles techniques : mode dev en localStorage avant publication, mode prod en stockage persistant partagé après publication. Détection automatique selon que window.claude.storage est dispo. Aucune donnée externe, aucun appel API, tout reste dans l'artefact.

Style : interface sobre, fond clair, accents bleu marine, lisible sur grand écran. »

Limites et points de vigilance

Plafond 20 MoPour un catalogue avec descriptions longues, stripper les colonnes lourdes. Un produit pèse rarement plus de 200 octets de texte utile, soit environ 100 000 produits maximum dans 20 Mo. Largement assez pour la majorité des cas EET.
Stockage actif après publicationPendant les tests, le storage ne fonctionne pas. Toujours prévoir un mode dev sur localStorage pour valider la logique avant publication.
Dépublication = effacement définitifSi vous dépubliez l'artefact, tout le stockage est supprimé sans retour. Toujours exporter le catalogue avant de dépublier. Prévoir un bouton Export complet JSON dans l'artefact.
Recherche côté navigateurLa recherche tourne en JavaScript dans le navigateur. Latence sensible au-delà de 50 000 lignes ou avec des recherches très complexes. Indexer les colonnes filtrées si besoin (Claude sait le faire si on le demande).
Pas de droits fins par utilisateurTout le monde dans l'org voit le même catalogue. Pas de filtrage par client, par division, par rôle. Pour ça, il faut l'option 3 (MCP) avec gestion des droits côté serveur.
Mise à jour manuelleLa mise à jour passe par un humain qui clique sur Remplacer le catalogue. Pas de synchronisation auto avec Navision. À cadencer (hebdo / mensuel) selon la fraîcheur attendue.
Bonnes pratiques de gouvernance : nommez l'artefact avec un numéro de version visible (ex : Recherche catalogue v1.2 — mai 2026). Désignez un propriétaire interne (en clair dans le titre). Sauvegardez le JSON source dans le SharePoint Compétences EET à chaque mise à jour : si l'artefact tombe, la donnée reste accessible.

Quand cette approche ne suffit plus

Trois signaux qu'il faut passer à l'option 3 (MCP) :

  1. 1
    Le catalogue change tous les joursSi une mise à jour mensuelle laisse des écarts trop importants (prix, stock, nouvelles références), la donnée doit être lue en direct depuis la source.
  2. 2
    Les droits sont fins et dépendent du client ou du commercialSi chaque utilisateur doit voir un prix différent (prix client, niveau de remise, conditions négociées), seule la base source connaît la règle. Le pousser dans un artefact partagé n'a pas de sens.
  3. 3
    Le catalogue dépasse 100 000 produits ou plusieurs Mo par ficheAu-delà de cette volumétrie, le stockage 20 Mo sature. La recherche côté navigateur devient lente. C'est le moment de passer sur une base externe interrogée via MCP.
Le chemin recommandé : démarrer en option 2 (rapide, autonome, prouve la valeur), puis basculer en option 3 quand le besoin métier justifie le développement d'un serveur MCP. Les deux options coexistent : un artefact MCP peut tout à fait garder du stockage local pour les préférences utilisateur, l'historique des recherches, les favoris.

Récapitulatif : les réflexes à garder

Créer un artefact

  1. Activer la capacité Artefacts dans Paramètres › Capacités
  2. Demander à Claude un livrable de plus de 15 lignes, ou complexe, ou réutilisable
  3. Itérer dans la fenêtre dédiée à droite du chat
  4. Naviguer entre versions avec le sélecteur
  5. Exporter via Copier ou Télécharger

Le partager

  1. Plans Team / Enterprise : bouton Partager (interne org uniquement)
  2. Plans Free / Pro / Max : bouton Publier (public, lien + embed)
  3. Vérifier la version active avant de partager
  4. Attention aux pièces jointes de la conversation : elles suivent l'artefact
  5. La dépublication publique est irréversible

L'enrichir (plans payants)

  1. Stockage persistant pour les artefacts publiés (20 Mo, texte)
  2. MCP pour connecter Calendar, Slack, Asana, ou un serveur custom
  3. Authentification MCP par utilisateur (jamais partagée)
  4. Artefacts alimentés par l'IA : coût supporté par l'utilisateur, pas par le créateur
  5. Bibliothèque org pour mutualiser les artefacts métier