L'IA débattue pour la première fois au Conseil de sécurité de l'ONU
Mercredi 23 septembre, à New York, l'intelligence artificielle est entrée dans l'enceinte du Conseil de sécurité des Nations unies, une première. Sam Altman, patron d'OpenAI, y a défendu la sûreté des modèles, le maintien d'un contrôle humain et la coopération internationale ; les dirigeants d'Anthropic et le Français Clément Delangue, cofondateur de Hugging Face, étaient attendus à la tribune. La veille, la France s'était tenue à l'écart d'une « déclaration » portée par vingt pays, qui réclame des mesures contraignantes face à la course à l'IA. Paris justifie ce retrait par le refus d'un texte qu'il juge trop restrictif pour son propre écosystème, au moment où Mistral et la French Tech se posent en champions européens. La séquence dessine une ligne de fracture : d'un côté des États qui veulent inscrire des garde-fous dans le droit international, de l'autre ceux qui redoutent de brider une industrie encore naissante. Le débat de gouvernance a désormais une salle, celle où l'ONU traite les menaces à la paix.

