Nvidia entre au capital de Doctolib et vend sa définition de la souveraineté
Jensen Huang, patron de Nvidia, était à Paris mardi 13 octobre pour faire entrer son groupe au capital de Doctolib, la plateforme française de prise de rendez-vous médicaux, ainsi que des jeunes pousses Pigment, Genesis AI et Entalpic. Le montant investi dans Doctolib n'a pas été communiqué ; la participation reste minoritaire. Doctolib compte s'en servir pour recruter et entraîner ses modèles en Europe, alors que des millions de patients lui confient leurs données de santé. Huang, qui dit avoir investi au moins 8 milliards de dollars en Europe l'an dernier, presse le continent d'« entrer dans la course » et d'adopter une position souveraine, sans renoncer à ses puces. La Tribune résume la manœuvre : le premier financeur de l'IA européenne vend aussi sa propre définition de la souveraineté. Pour un secteur aussi sensible que la santé, l'argument mérite examen, celui d'une infrastructure dite souveraine qui demeure adossée au matériel d'un seul fournisseur américain.

