Sprint IA AI Act : trois heures pour savoir ce que le règlement européen exige de vous
Le Sprint IA AI Act explique en trois heures ce que le règlement européen sur l'intelligence artificielle demande à votre entreprise au 7 octobre 2026, après l'Omnibus entré en vigueur le 27 juillet, puis ouvre pendant la séance le registre de vos propres usages. Masteria l'anime sur place ou à distance à partir de 1 980 € HT la séance, devant douze stagiaires au maximum, ou en tête-à-tête ; sa certification Qualiopi autorise votre OPCO à étudier un financement, qu'il accorde suivant ses règles et ses fonds.
Par Mathias Nizan, fondateur de Masteria · Revu le 7 octobre 2026
- Formation
- Le règlement européen sur l'IA dans sa version de juillet 2026, appliqué aux usages de votre entreprise
- Durée
- Une séance de trois heures, en cinq séquences, dont près d'une heure d'atelier sur vos usages
- Public
- DPO, juristes, responsables conformité, DRH, DSI, dirigeants et managers qui valident des outils
- Tarif
- À partir de 1 980 € HT la séance, prix identique pour un participant seul et pour un groupe complet de douze
- Financement
- Séance éligible à une demande auprès de votre OPCO, Masteria étant certifié Qualiopi ; la réponse dépend des critères de la branche
- Prérequis
- Aucune formation juridique ; envoyer avant la séance la liste des outils d'IA utilisés dans l'entreprise, même incomplète
À qui s'adresse cette formation ?
DPO, juristes et responsables conformité
Le RGPD fait déjà partie de votre quotidien, et l'AI Act s'y ajoute. Vous repartez avec le calendrier daté après l'Omnibus, la distinction entre fournisseur et déployeur appliquée à vos outils, et un registre où chaque usage porte sa question juridique.
DRH, managers et responsables de la formation
L'article 4 vous concerne au premier chef, et les usages RH comptent parmi les plus exposés. Vous apprenez à reconnaître un usage à haut risque, à garder la trace des formations suivies et à dire non à un essai de tri de candidatures.
Dirigeants, DSI et responsables des achats
Vous validez des outils, des abonnements et des prestataires. Vous repartez avec les questions à poser à un éditeur sur la transparence et le marquage des contenus, et avec un plan à 90 jours que vous pouvez confier à une personne nommée.
Ce que vous allez maîtriser
Un calendrier daté
Les échéances de 2025 à 2028, relues après l'Omnibus du 27 juillet 2026, sans la confusion des pages écrites avant l'été.
Le rôle de votre entreprise
Déployeur pour les outils achetés, fournisseur pour ceux que vous construisez et ouvrez au public.
Vos usages classés
Risque minimal, transparence ou haut risque, usage par usage, avec les cas douteux mis de côté pour un expert.
L'article 4 documenté
Ce qu'il faut garder comme trace des formations suivies, et pourquoi aucun certificat n'est exigé.
La transparence en pratique
Assistant du site, visuels réalistes, vidéos : ce qui doit être signalé au public depuis le 2 août 2026.
Un registre ouvert
La trame remplie pendant la séance pour vos premiers usages, avec un responsable et une date de revue.
Programme du Sprint IA : 3 heures intensives
Séquence 1 · Dater le règlement et ses échéances
25 minLe groupe commence par remettre en ordre les dates, car la plupart des confusions viennent de sources écrites avant l'Omnibus.
- →Les deux textes : le règlement de 2024 et l'Omnibus de juillet 2026
- →Les échéances déjà passées, celles de décembre 2026, celles de 2027 et 2028
- →La nouvelle interdiction applicable le 2 décembre 2026
- →Repérer une source périmée en trente secondes
Séquence 2 · Situer l'entreprise : fournisseur ou déployeur
25 minLe rôle de l'entreprise fixe ses obligations ; il se détermine outil par outil.
- →Définitions du fournisseur et du déployeur, illustrées par des outils courants
- →Le cas de l'assistant construit en interne puis ouvert au public
- →Les modèles d'IA à usage général et ce qui reste à la charge de leurs éditeurs
- →Les questions à poser à un prestataire avant de signer
Séquence 3 · Classer vos usages par niveau de risque
55 minLe cœur de la séance : chacun classe les usages de son périmètre, puis le groupe confronte les résultats.
- →Pratiques interdites, haut risque, transparence, risque minimal
- →Les domaines de l'annexe III qui touchent l'entreprise : emploi, gestion du personnel, formation
- →Le RGPD sur chaque usage qui manipule des données personnelles
- →Les cas douteux et la question précise à poser à un expert
Séquence 4 · Article 4 et article 50 au quotidien
45 minDeux articles concernent déjà presque toutes les entreprises ; la séquence montre comment les respecter sans lourdeur.
- →La rédaction de l'article 4 depuis juillet 2026 et l'obligation de moyens
- →Ce que contient un registre des formations : public, contenu, date, support
- →Transparence : assistant du site, hypertrucages, marquage des contenus
- →Usage interne et diffusion publique : où passe la frontière
Séquence 5 · Ouvrir le registre et écrire le plan à 90 jours
30 minLa séance se termine sur un document que l'entreprise garde et fait vivre.
- →La trame de registre : usage, outil, rôle, risque, données, responsable, date de revue
- →Les trois actions des 90 prochains jours, avec un nom en face de chacune
- →Où ranger le registre, à côté de la charte et du plan de formation
Le règlement a changé de calendrier en juillet 2026, et une partie s'applique déjà à votre entreprise
Beaucoup de pages consacrées à l'AI Act datent d'avant l'été 2026 et annoncent encore des obligations à haut risque pour août 2026. Le calendrier a changé : l'Omnibus, le règlement (UE) 2026/1744 qui produit ses effets depuis le 27 juillet, décale ces obligations à décembre 2027 pour la plupart des systèmes et récrit l'article 4, celui qui traite de la culture de l'IA des salariés. Les règles de transparence de l'article 50 jouent, elles, depuis le 2 août 2026, et une interdiction supplémentaire prendra effet le 2 décembre 2026. Le Sprint IA AI Act remet ces dates en ordre, aide chaque participant à situer son entreprise dans le texte et se termine par un registre des usages déjà rempli pour les cas apportés en séance.
L'AI Act, adopté en 2024 sous la référence 2024/1689, range les systèmes d'IA selon le danger que leur usage fait courir aux personnes et attache à chaque niveau ses propres devoirs. Une entreprise qui rédige ses courriers avec Copilot ou ChatGPT n'a pas les mêmes devoirs qu'un éditeur qui vend un logiciel de tri de candidatures. Le Sprint part donc de vos usages, n'ouvre le texte qu'à l'article utile, et répond à trois questions : quel rôle tient votre entreprise, ce qu'elle doit déjà faire, ce qui l'attend d'ici 2028.
L'Omnibus de juillet 2026 a déplacé les échéances du haut risque
Signé le 8 juillet 2026, paru au Journal officiel le 24, l'Omnibus produit ses effets depuis le 27 juillet. Il retouche le calendrier du texte de 2024 sans en changer la logique. Pour les usages listés à l'annexe III, comme le recrutement, la gestion des carrières ou l'éducation, les devoirs propres au haut risque attendront le 2 décembre 2027. Ceux qui visent l'IA logée dans des produits déjà encadrés par le droit européen (annexe I : machines, dispositifs médicaux, jouets) prennent effet le 2 août 2028.
Plusieurs dates restent en place. Les pratiques interdites et la première version de l'article 4 jouent depuis début février 2025, les devoirs des éditeurs de modèles d'IA à usage général (OpenAI, Google, Anthropic, Mistral AI) depuis début août 2025. L'Omnibus ajoute en revanche une interdiction : les systèmes conçus pour fabriquer des images intimes de personnes sans leur consentement, ou des contenus pédocriminels, seront prohibés à partir du 2 décembre 2026.
Le premier réflexe enseigné pendant le Sprint consiste à dater toute source avant de la croire. Une note interne, une présentation de fournisseur ou un article qui situe le haut risque à l'été 2026 a été rédigé avant l'Omnibus et doit être relu avec le nouveau calendrier sous les yeux.
Votre entreprise est presque toujours déployeur, parfois fournisseur
Le règlement distingue plusieurs rôles. Le fournisseur conçoit un système d'IA, seul ou par un sous-traitant, puis le commercialise sous son nom. Le déployeur utilise un système sous sa propre autorité, dans le cadre d'une activité professionnelle. Une PME qui équipe ses salariés de Microsoft Copilot ou de ChatGPT Business est déployeur de ces outils ; Microsoft et OpenAI en sont les fournisseurs.
La frontière bouge quand l'entreprise construit elle-même. Un assistant de réponse aux clients bâti sur l'interface de programmation (API) d'un modèle, puis ouvert au public sur votre site, fait de vous le fournisseur de ce système, avec les obligations qui vont avec. Pendant le Sprint, chaque participant classe ses outils dans l'une ou l'autre colonne, et les cas douteux sont notés pour un examen juridique.
Le niveau de risque dépend de l'usage, rarement de l'outil
Le même assistant peut servir un usage sans enjeu et un usage sensible. Rédiger un compte rendu, reformuler une lettre ou condenser une étude relève du risque minimal, sans devoir particulier en dehors de l'article 4. Faire trier des candidatures, noter la performance d'un salarié ou décider de l'accès à une formation touche en revanche aux domaines de l'annexe III, que le régime du haut risque encadrera fin 2027.
En attendant, le RGPD, le texte européen de 2016 sur les données personnelles, encadre déjà ces usages, puisqu'ils portent sur des personnes. Le Sprint mène donc les deux lectures de front : pour chaque usage, son niveau dans l'échelle de risque de l'AI Act, puis les données personnelles qui y transitent. La plupart des entreprises découvrent pendant l'exercice qu'un usage sensible a déjà été testé par un service, souvent sur un compte personnel.
L'article 4 demande des mesures, sans niveau individuel ni certificat
Récrit par l'Omnibus, l'article 4 demande désormais aux fournisseurs comme aux déployeurs d'agir, par des mesures concrètes, pour que leurs salariés et les personnes qui emploient les systèmes en leur nom progressent dans la maîtrise de l'IA. La version initiale, applicable dès février 2025, parlait d'un niveau suffisant de maîtrise ; la nouvelle décrit une obligation de moyens, valable pour toute entreprise utilisatrice, que ses outils présentent un risque élevé ou minime.
Le texte ne prévoit ni examen ni certificat. D'après les questions-réponses diffusées par la Commission européenne, il suffit de consigner les actions menées dans un registre interne. La Commission et les États membres doivent soutenir ces efforts, en particulier ceux des PME, et la Commission publie des exemples pratiques. Le Sprint montre comment tenir ce registre : qui a été formé, à quoi, quand, avec quel support.
L'article 50 concerne ce que vous montrez au public
L'article 50, en application depuis août 2026, organise la transparence. Quiconque converse avec un système d'IA conçu pour le public doit pouvoir l'apprendre, et un contenu qui reproduit avec réalisme un visage, un lieu ou une scène qui existent (un hypertrucage, ou deepfake) doit porter la mention de son origine. Les éditeurs d'outils qui fabriquent images, sons ou textes doivent aussi y apposer une marque que les logiciels savent lire ; pour un outil commercialisé avant août, ce marquage est exigé au 2 décembre 2026.
La Commission a publié le 20 juillet 2026 ses lignes directrices définitives sur cet article, et le code de bonnes pratiques sur la transparence des contenus générés, finalisé le 10 juin 2026, a été jugé adéquat. Un usage interne, dont le résultat ne quitte pas l'entreprise, échappe à ces règles de transparence. Le Sprint repère donc les points de contact avec le public : l'assistant du site, les visuels des campagnes, les vidéos de présentation.
| Date | Ce qui s'applique | Qui est concerné |
|---|---|---|
| 2 février 2025 | Pratiques interdites et première rédaction de l'article 4 | Tous les fournisseurs et déployeurs |
| 2 août 2025 | Obligations des modèles d'IA à usage général | Les éditeurs de ces modèles |
| 27 juillet 2026 | Entrée en vigueur de l'Omnibus et nouvelle rédaction de l'article 4 | Tous les fournisseurs et déployeurs |
| 2 août 2026 | Article 50 : transparence envers le public | Les entreprises qui exposent une IA au public ou diffusent des contenus générés |
| 2 décembre 2026 | Interdiction des systèmes de nudification et de contenus pédocriminels ; marquage des contenus pour les systèmes déjà commercialisés | Fournisseurs et utilisateurs de ces systèmes |
| 2 décembre 2027 | Annexe III : recrutement, carrières, éducation et autres usages classés à haut risque | Fournisseurs et déployeurs de ces systèmes |
| 2 août 2028 | Haut risque des systèmes intégrés à des produits réglementés (annexe I) | Fabricants et fournisseurs concernés |
Mise en situation : une PME de services ouvre son registre des usages
Prenons une entreprise de services de 80 salariés, équipée de ChatGPT Business depuis le printemps. Lors du cadrage, la DRH a recensé cinq usages : la rédaction des offres d'emploi, un essai de tri de candidatures fait par un manager, des visuels générés pour les réseaux sociaux, un assistant de réponse aux questions des clients sur le site, et la synthèse des comptes rendus de comité. Personne ne sait lesquels posent problème. Cette entreprise est imaginaire ; elle sert de support à l'atelier.
- La DRH colle dans la conversation la liste des cinq usages, avec pour chacun l'outil, le service et les données employées.
- Elle copie le prompt ci-dessous, en précisant que l'entreprise utilise ces outils sans les avoir développés.
- Le groupe relit chaque classement proposé et le confronte aux exemples vus pendant la séance, en notant les désaccords.
- Les cas signalés comme douteux, ici le tri de candidatures et l'assistant du site, partent vers le DPO et le juriste avec la question précise à trancher.
- La DRH reporte le résultat dans la trame de registre remise pendant le Sprint, avec un responsable et une date de revue par ligne.
Ce que vous obtenez. Vous obtenez un premier tableau qui sert de brouillon au registre, avec les questions à poser à vos experts. Le classement proposé par l'assistant reste une hypothèse : un modèle de langage peut se tromper de numéro d'article ou ignorer une modification récente du texte, d'où la vérification par le groupe à l'étape 3. Dans cet exemple, le tri de candidatures ressort comme un usage de l'annexe III, à suspendre jusqu'à un examen, et l'assistant du site comme un sujet de transparence relevant de l'article 50.
Les pièges à connaître
Une présentation qui fixe le haut risque au mois d'août 2026 a été préparée avant l'Omnibus. Avant de bâtir un plan de conformité, vérifiez la date de chaque document et rapprochez-le du calendrier publié après le 27 juillet 2026.
Un manager qui confie une pile de CV à un assistant fait entrer l'entreprise dans un domaine de l'annexe III, et il traite des données personnelles sans base claire. Les obligations du haut risque arrivent en décembre 2027, mais le RGPD s'applique dès aujourd'hui.
Aucun certificat de maîtrise de l'IA n'existe dans le texte. Une attestation de fin de formation documente une mesure prise au titre de l'article 4 ; elle ne garantit rien de plus, et un prestataire qui promet une certification officielle sur ce point se trompe.
Depuis l'été 2026, une personne qui dialogue avec un système d'IA doit pouvoir le savoir. Si l'assistant vient d'un prestataire, vérifiez avec lui que l'information s'affiche ; si votre équipe l'a construit, l'obligation vous revient.
Une image générée qui montre une personne réelle ou un événement plausible relève de l'obligation de signalement des hypertrucages. Une illustration manifestement fictive pose moins de difficulté ; dans le doute, mentionnez l'origine du visuel dans la légende.
Envoyez-nous la liste des outils d'IA que vos équipes utilisent : la séance classera vos propres usages, ceux que vos équipes pratiquent déjà.
Ce que vos équipes savent faire à l'issue du Sprint
Citer les échéances de l'AI Act applicables en 2025, 2026, 2027 et 2028, dans le calendrier révisé par l'Omnibus
Déterminer, pour un outil utilisé dans l'entreprise, si celle-ci en est fournisseur ou déployeur
Classer un usage de l'IA dans une catégorie de risque et identifier la question à soumettre à un expert
Décrire les traces à conserver au titre de l'article 4 et les situations visées par l'article 50
Remplir les premières lignes d'un registre des usages avec un responsable et une date de revue
Une séance AI Act au prix d'un Sprint, cadrage compris
Le montant de base, à partir de 1 980 € HT, reste le même pour deux inscrits ou pour douze. Il comprend l'échange de cadrage, au cours duquel nous recueillons la liste de vos outils et de vos usages, les supports remis à chaque participant, la trame de registre et l'attestation de fin de formation. Adapter les exemples à votre secteur demande une préparation, qui s'ajoute au prix et figure au devis. Le calendrier présenté est celui en vigueur à la date de la séance : si une nouvelle échéance ou une nouvelle ligne directrice paraît entre-temps, elle est intégrée.
Prenons un groupe de six personnes : la DRH, le DPO, le DSI, la juriste et deux managers. Chacun revient à 330 € HT. Masteria détenant la certification Qualiopi, votre OPCO a la faculté d'instruire le financement, puis trancher d'après les usages de sa branche et l'état de son budget ; le dossier part avant la séance, accompagné du programme et de la convention transmis par nos soins.
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Extraits ; chaque avis s'ouvre en entier, sans modification.
Après le Sprint : un registre qui se remplit sans relance
Un registre des usages vit tant que les salariés déclarent leurs nouveaux outils. Masteria sait bâtir pour vous un formulaire de déclaration relié au registre, qui pose les questions vues pendant le Sprint et alerte le DPO quand un usage touche aux personnes, ou un assistant interne qui répond aux questions des équipes à partir de votre charte et de vos règles. Comme tout développement, ce chantier n'est pas finançable par votre OPCO ; son prix forfaitaire se fixe une fois le besoin cerné. Pour un examen approfondi de vos systèmes, l'audit de conformité AI Act prend le relais.
Questions fréquentes, formation Sprint IA AI Act
Pour aller plus loin
Préparons une séance sur vos usages de l'IA
Dites-nous qui participera (DPO, RH, DSI, direction, managers), quels outils sont en place et ce qui vous inquiète le plus : un usage RH, l'assistant de votre site, les visuels publiés. Nous revenons vers vous avec une date et un déroulé adapté.
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